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Yokkai
.: La ville des Orphelins :.
 
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Adriel
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MessagePosté le: 17/07/2008 20:29:47    Sujet du message: Old clock Répondre en citant

Eveil...
Toute journée commence par un matin. Celui d'Adriel commença à six heures quarante, c'est ce qu'indiquait la toute petit horloge posée au dessus de l'endroit où il dormait. Et pourquoi ? A cause de piafs.

Il avait déjà remarqué, plus jeune, en bas, que certains volatiles étaient d'une stupidité affligeante. Ceux qui vivaient sur les toits de Yokkai n'étaient pas les plus gras, ceux qui ne quittaient plus le sol, mais ça ne les rendait pas pour autant plus nobles. Ils étaient aussi rapiats que les Orphelins eux-même et de temps en temps se battaient même contre eux pour essayer de leur voler de la nourriture des mains.

Ce qui était le refuge d'Adriel n'était pas plus grand qu'un abri. Il s'agissait en fait de larges plaques de tôles appuyée contre une énorme gaine d'aération sur un toit d'immeuble. Ca devait plutôt être une entreprise qu'un truc d'habitation là en dessous. En bref trouvant les lieux comme ça, il avait un peu bricolé pour que la tôle ne parte pas quand il ait du vent... Ensuite il s'était improvisé un plancher au dessus du niveau du sol, pour les jours de pluie, avec plein de cagettes dont il avait renforcé le bois. Puis une ou deux étagères, quelques boites qu'il pouvait fermer de façon à ce que personne d'autre que lui n'ouvre...
Il avait aussi déplacé de grosses caisses en bois, vides pour certaines, pour bouches les deux ouvertures de sa "cabane", une complètement, et les caisses vident faisaient office d'espace de rangement, l'autre partiellement seulement, laissant une "porte", une simple ouverture.

C'est de là qu'il voyait les deux pigeons qui l'avaient réveillé. Deux oiseaux gogols qu'il passa la matinée à chasser à coup de pierres, sans quitter son toit. Ces machins étaient tellement stupides qu'ils s'envolaient pour se reposer quelques mètres plus loin, accueillis par un nouveau jet de pierres. Il eut un soupir exaspéré lorsqu'un d'eux s'effondra, touché par un cailloux plus gros que les autres.
On n'avait pas inventé plus inutile dans la création.
Il passa une heure à chasser l'autre, et finalement se retrouva avec deux oiseaux, l'un assomé, l'autre donc il avait achevé de bousiller la tête sous sa semelle. Mais qu'eeest-ce qu'il allait en faire ?
...


Une petite fumée qui montait d'un toit sur Hearts. Quoi de plus banal. A côté de son réchaud, l'adolescent finissait de dépioter un oiseau, le transformant en un joyeux tas de chair qui n'avait plus rien du volatile. Heureusement ça lui aurait coupé l'appétit sinon. Déjà qu'il ne savait pas s'il allait vraiment manger ça...
Il plaça la viande sur une plaque de métal qu'il posa sur la flamme, et regardait cuire en remuant un peu ne pas que ça colle. Mmmh.... ça sentait bizarre. Et puis il n'était pas certain que le pigeon soit comestible -sinon pourquoi les SDF crèveraient dans la rue?
La viande cuisait doucement, blanchissait. Dommage qu'il n'aie pas pu graisser sa poêle improvisé. Mais bon il ne vivait pas dans le luxe hein.

Buit de pas qui résonne. Sur son toit à lui. Sans doute un merdeux crève-la-faim qui voulait lui piquer son assiette. Il hésita un instant à le laisser prendre sa viande et s'empoisonner avec.
Accroupi de façon aléatoire, il marqua un temps d'arrêt devant le nouvel arrivant. Grand. plus grand que lui. Trop grand pour être digne de confiance en tout cas.
de toute façon il aurait été sur ses défense même avec un Orphelin. Son esprit se posait tour à tour sur son réchaud, la plaque brûlante, les morceaux de pigeon, le bout de bois juste à côté de sa main... Et se sentit assez rassuré pour ne s'accrocher à un aucun.
Cependant ce type connaissait sa planque dès cet instant, ce qui était fondamentalement fâcheux, qui que ce soit.

- Qui es-tu ?

Plutôt froid comme premiers mots.
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MessagePosté le: 17/07/2008 20:29:47    Sujet du message: Publicité

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Hisao Noé
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MessagePosté le: 17/07/2008 22:16:46    Sujet du message: Old clock Répondre en citant

Une journée. Encore.
Noé avait l’habitude de se lever en même temps que le soleil. Pas qu’il était le genre de garçon à être proche de la nature et tout ce qui s’en suit, mais il était surtout le genre de garçon qui n’avait pas les moyens de se payer des rideaux un minimum correct. Et la seule et pitoyable fenêtre qui trouait le mur de ferraille de son habitation se trouvait dans la direction du levé de soleil. Et la couverture n’était pas assez douce pour qu’il puisse se dissimuler le visage dedans. Donc, par conséquent, il se levait tôt.

L’intérieur de ce qu’il habitait se résumait à deux pièces. Juste une baraque de métal. C’était laid. Gris. La première pièce était la plus grande, rectangulaire. Le lit était au fond de la pièce, à droite, dans un coin. Vieilles couvertures, coussins, matelas qui semble avoir vécu la Deuxième Guerre mondiale, mais encore bien résistant. A gauche, une petite table de bois, munie de plusieurs tiroirs,sur laquelle s’entassait des livres et des livres. Puis une armoire métallique. Entièrement grise, seul un coin du haut se teintait de rouille rouge. Armoire minuscule, grinçante, dans laquelle s’entassaient des vêtements, qu’il ne prenait jamais la peine de plier de manière correcte. Une table fixée au mur y était accolée.
Sur le mur de gauche, une porte coulissante menant vers la deuxième petite pièce. Elle était surélevée, de quelques centimètres, et était minuscule. Un sol carrelé, puis la douche.
Et enfin, un évier, un vieux frigo qui avait depuis bien longtemps perdu sa peinture blanche et qui émettait un bruit assez désagréable mais supportable, et une petite gazinière. Au plafond, une ampoule pendouillante qui grésillait les jours de pluie.
Et tout ceci était agrémenté d’un bordel que peut produire un adolescent.

Levé, habillé de manière assez désintéressée, il avait juste enfilé ce qui lui était passé sous l main. C’est-à-dire un t-shirt simple, un grand sweet à capuchon noir sur lequel était imprimé diverses choses en blanc, et un vieux jean large, qui commençait à entrer dans une phase de dégradation intense. Mais ! Tout ceci sentait bon. C’était certes, usé, mais ça sentait bon le linge propre. Il était récemment passé au lavoir du quartier. Il ne supportait pas puer, être dans des vêtements qui puent, et se coucher dans un lit qui n’est pas un minimum propre. On est tous psychopathes à notre manière.

Petit lavage de visage, une eau froide et qu’il ne fallait en aucun cas boire eut vite fait de le réveiller un peu plus. Lavage de dents rapide, toujours sans avaler la moindre goutte d’eau, histoire de pas mourir dans les 5 prochaines minutes. Sans attendre, il se saisit d’un vieux sac de papier à moitié déchiré. Puis, callant le sac sous son bras, il tira le premier tiroir de la petite table de nuit, et fouilla dans le fatras de papiers qui s’y trouvait. Tous étaient plus froissés les uns que les autres. Il se foutait de leur état, tant qu’il arrivait encore à lire...Il en saisit trois, et les fourra violemment dans la poche de son jean qui se situait au milieu de sa cuisse ( la poche, pas le jean ).
Il y récupéra également des clefs, avec lesquelles il ferma la porte de chez lui après en être sortit. En se refermant, la porte émit un vague bruit de métal, résonnant dans le silence matinal.

Le ciel était dégagé. Il n’allait pas faire trop pourri aujourd’hui, c’était déjà ça. Le toit de l’immeuble sur lequel se trouvait son habitation était un immeuble assez grand, mais assez isolé du reste du quartier. Il avait réussi à y loger en payant un certain loyer à l’un des patrons de la société qui s’était installée dans cet immeuble. S’il ne faisait pas d’emmerdes, il avait droit à l’eau chaude, à l’électricité, et au gaz. Payants, certes, en plus de la location, mais au moins c’était déjà ça. C’était un arrangement qui convenait très bien à Noé. Par contre, il allait devoir se bouger s’il voulait payer le loyer de ce mois-ci.

Le toit était lisse, sans rien au dessus. Un rebord gris l’encadrait, suivis de grands grillages, comme sur les terrains de tennis. Ils ondulaient légèrement, mal tendu, mais bon.

S’approchant du bord, Noé contempla vaguement la ville qui s’étendait sous ses pieds, puis plus loin. Que c’était laid. Gris. Gris. Gris. Laid, vraiment. Pitoyable.
Il soupira. Son regard se posa au loin, ignorant cette grande ville. On ne voyait même pas la mer. Il aimerait bien la voir, la mer. Jusqu’ici, il n’avait fait que l’imaginer, là-bas derrière, derrière ces grands et immondes immeubles. Une belle mer. Bien bleue. Lumineuse.

Il secoua la tête. Ce n’était que ce quelques restes de son enfance, une envie de gosse que de voir la mer. Stupide. Puis, un croassement. Ah.

« Bonjour mes jolies... »

Sans attendre, il fourra sa main dans le sac de papier marron, écrasa dans sa paume le pain dur depuis des mois, et le jeta au loin, sur le toit.
Immédiatement, une ombre noire vint s’y glisser, battant l’air de ses deux grandes ailes. Son bec solide s’empressa de taper le sol, attrapant les miettes qui lui étaient distribuées. Son œil, rond, sombre et brillant, fixait l’humain. Une consoeur vint rejoindre cette ombre, puis une autre, et encore une autre. C’étaient des habituées. Toujours la même heure, tous les jours.

Après quelques minutes, ayant vidé tout le sac, il se dirigea vers la cage d’escaliers. Il avait à faire. Il s’acheta rapidement deux croissants, histoire de manger quelque chose, avant de retourner sur les toits. Mais cette fois-ci, c’était un tout autre quartier. C’était le quartier est, Diamonds. Ici, il y avait peu d’Orphelins. Et donc, peu de Poursuivants. Noé était prêt à chercher toute la journée, tout ce qu’il voulait, c’était croiser le moins de monde possible voulant s’opposer à lui. De toute façon, si ses souvenirs étaient bons, un particulier avait demandé ses services dans ce quartier là. Quand il fallait attraper un Orphelin, souvent on vous refilait des critères. « Oh oui, gnagnagna, ça fait deux mois qu’un de ces sales gamins squatte notre immeuble, il est grand, blond, yeux bleus, je l’ai vu ». Suffisait de trouver un gamin grand, blond, et aux yeux bleus. Que ce soit celui qui squattait ou pas. Souvent, c’était pour cette raison là. Ou alors, c’était pour vol. Les Orphelins volaient parfois nourriture, ou matériaux. Noé avait trouvé ça drôle lorsque la société ayant porté plainte était une société produisant des W.C. Eux avaient trouvé ça moins drôle.
Enfin. Marchant sur les toits d’un air légèrement distrait, enjambant les câbles, tuyauteries, rebords en tout genre et autres trucs trouvables sur un toit, il relisait les papiers qu’il avait fourré dans sa poche un peu plus tôt, mangeant ses croissants en même temps.
Le particulier attendait qu’on lui livre un Orphelin de taille petite, aux cheveux châtains. Bah, ça se trouvait facilement. 50 000 yens, et une petite prime de 5 000 yens. C’était faisable, il s’en occuperait dans les prochains jours. Soi-disant qu’un Orphelin de ce type foutait le bazar et que ça commençait à devenir vraiment agaçant.

Il rangea les papiers, et continua de marcher, rabattant le capuchon de son sweet sur ses cheveux sombres et bordéliques.. Il fallait être patient. Les Orphelins, c’est comme des bêtes. Si l’on était silencieux, patient, calme, ils venaient tout seul.
En attendant, il sortit une cigarette du paquet qui traînait dans sa poche et qui avait faillit passer au lavage, la cala entre ses lèvres, et d’un geste familier, l’alluma du briquet qu’il gardait toujours sur lui. Un beau briquet. En métal, sur lequel étaient gravé des arabesques exotiques. Un beau briquet, mais sacrément lourd dans la poche, il fallait l’avouer.
Autre que la fumée qui s’évadait de sa gorge, son regard se bloqua sur une petite fumée blanche. Elle n’aurait pas été intéressante, vu le nombre de fumées qui s’échappaient des bouches d’aérations béantes et puantes, s’il n’y avait pas eu une odeur de nourriture portée par le vent. Chacun ses qualités, lui il avait l’odorat et l’ouïe bien développés. En tout cas, ça ne lui coûtait rien d’aller y faire un petit tour.

Bon, par contre, vu comment que c’était pas accessible de manière pratique et facile, il oublia légèrement le mode silencieux qu’il avait adopté au début de sa petite promenade. Il fut immédiatement repéré. Pas grave.

Il tomba sur un habitat bricolé par de petites mains habiles. Petites mains qui cuisinaient quelque chose qui ressemblait à du poulet. Petites mains qui appartenait à un petit être jeune et fragile généralement appelé Orphelin. Accroupi, il paraissait encore plus petit.

Planté devant le petit être, Noé le scruta d’un regard sombre, son visage aussi inexpressif qu’à son habitude. Sa cigarette brûlait lentement.

« Qui es-tu ? »


Pas de réaction. Bah, il aurait dit autre chose ç’aurait été pareil.
Noé leva sa main droite, et glissa la cigarette entre son index et son majeur, avant d’inspirer une longue bouffée et de recracher lentement un nuage grisâtre.
Puis, d’une voix grave et profonde, il entreprit de répondre à cette question.

« Marrant, je ne pensais pas qu’on pouvait trouver des Orphelines. »

Ca ne répondait pas vraiment à la question hein ? Bah. Pas grave. En même temps, c’était l’une des premières choses qui lui était passée par la tête lorsqu’il l’avait découvert. Bien sûr, c'était un garçon, on ne pouvait trouver de sexe féminin ici. Mais ce petit être efféminé lui avait donné l'envie d'être taquin. Mais il était mignon, cet Orphelin. Et il avait un beau regard doré. Doré ? Spécial, mais...Attirant. Ca lui donnait légèrement envie. Vague sourire face à cette pensée.

« D’après toi, qui suis-je ? »

Ca ne répondait toujours pas à la question, mais au moins, il s'intéressait un peu plus au sujet de conversation actuel.
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Adriel
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MessagePosté le: 19/07/2008 09:30:58    Sujet du message: Old clock Répondre en citant

Le "pas de réponse" l'avait raidit. De toute façon, un grand type habillé tout en noir qui se ramennerait en souriant et disant "je suis un Orphelin, j'ai quatorze ans mais j'ai toujours aimé la soupe" lui aurait semblé très louche. Mains qui traînent doucement par terre. Son bout de bois ferait pas long feu, certains Poursuivants, et même Orphelins maniaient des armes blanches comme des sabres. Pourtant il n'avait pas grand chose d'autre. Plat de la main qui glisse sur les petits gravier qui se détachaient sur le toit, passe sur le manche du couteau qui lui avait permis de dépiotter ses proies. Ce serait mieux.

« Marrant, je ne pensais pas qu’on pouvait trouver des Orphelines. »

...
.........
..................
Du calme Adriel. Rien d'inconsidéré pour le moment. Ce n'est pas la peine de te jeter sur lui pour lui arracher les yeux avec le bout des ongles, il te verrait venir et tu pourrait te prendre n'importe quoi. Ses doigts se resserrèrent sur le manche du couteau, pas seulement par volonté de faire de l'être en face une passoire mais aussi pour essayer de garder une prise sur ses réactions quelques instants. Ne-sois-pas-stupide. Surtout... méfie toi.

« D’après toi, qui suis-je ? »

Intérieurement, il s'imagina prendre une énorme inspiration puis pousser un gros soupir pour s'aérer. D'après lui? C'était un Poursuivant. Un vrai co**ard de Poursuivant, qui lui jetait des piques comme on jette des cailloux sur un lion pour qu'il s'énerve et vienne s'empaler de lui même en essayant d'attaquer. Il s'appliqua à envoyer deux trois bordées d'injures pensées très fort à son vis à vis. Puis il répondit en baissant les yeux sur les bout qui commençaient à noircir.

- D'après moi... un type qui n'a pas du manger depuis très longtemps et qui vient essayer de m'voler ma nourriture.

Yeux doré sur le grand en noir, comme s'ils étaient persuadé d'avoir raison et donc le toisaient avec mépris comme s'ils étaient dans leur droit le plus évident. Il se serait peut-être enfui, sûrement, abandonnant son horloge chérie, sa boite à musique cassée, fuyant sans un regard en arrière, abandonnant sa planque pour ne jamais y revenir. Sauf qu'on l'avait insulté. Il se devait delui rendre la pareille, voir plus s'il pouvait, s'il avait l'occasion. Le blesser avant de s'enfuir, comme il faisait souvent. Même si pour l'instant il était coincé entre la présence de cet homme d'un part du toit, et son propre refuge derrière lui qui lui coupait toute retraite.

- Sans doute que t'es un Orphelin dont les autres n'ont pas voulu.


Il se retint de dire un petit "et ça m'étonne pas" qu'il n'aurait pas pu justifier si on lui avait demandé.
Il triturait encore ses petits bout de viande avant de relever la tête et de sourire, comme magnanime.

- Mmh... Mais écoutes si tu veux j'veux bien partager mon repas avec toi.


Dit-il comme s'il l'avait pris en pitié.
Bien sûr la réalité était plutôt qu'il souhaita vaguement l'intoxiquer avec la chair de pigeon.
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Hisao Noé
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MessagePosté le: 19/07/2008 10:17:41    Sujet du message: Old clock Répondre en citant

Il inspira de nouveau profondément, avant de souffler cette fumée grisâtre et malodorante. D’un regard distrait, il observa les petites mains qui trahissaient la méfiance de leur propriétaire. Un sourire étira ses lèvres, légèrement. Bah, il ne ferait qu’un séjour de plus à l’hôpital, c’était pas dramatique. Quoi que, il n’avait pas forcément les moyens de payer, et la seule assurance qu’il avait, c’était celle qu’il avait eut lorsqu’il était devenu Poursuivant. Une assurance qui ne valait absolument rien, étant donné que s’il se prenait un coup de couteau, ce serait forcément de sa faute. Bref.

- D'après moi... un type qui n'a pas du manger depuis très longtemps et qui vient essayer de m'voler ma nourriture.

Noé leva un sourcil. Ah, visiblement il était tombé sur un Orphelin s’avérant peu docile. Une petite teigne qu’il allait devoir traîner jusqu’à l’abattoir, après un petit détour par chez lui.
Le regard doré était vraiment magnifique. Il était méprisant. Il osait le mépriser alors qu’il était en position de faiblesse. Noé était debout, certainement plus grand que lui. Un sale gosse, mais qui l’attirait incroyablement. Il avait envie de l’embêter, de le provoquer. Juste parce que maintenant, il savait que ce gamin réagirait, et que c’était bien marrant. D’ailleurs, c’était sûrement pour ça qu’il n’avait toujours pas prit la poudre d’escampette. Cet Orphelin savait très bien qu’il était Poursuivant, ou alors il était vraiment stupide, mais sa remarque l’avait suffisamment touché sur sa fierté pour qu’il reste là, et entre dans la danse.

- Sans doute que t'es un Orphelin dont les autres n'ont pas voulu.


Noé lui fit un sourire. Un sourire qui avait le don d’énerver parfois. Un sourire qui sous-entendait « tu pourras dire tout ce que tu veux, je m’en fou, c’est toi qui y perd. ». Vraiment agaçant.

« Certes. »

Bah, c’était un peu vrai. Sauf que c’était plus lui qui n’avait pas voulu des autres que le contraire. Plus d’une fois, il avait envoyé promener un de ces gamins pleurnichards qui ne voulaient rien d’autre qu’un ami, ou plus si affinités. Les petites choses pleurnichardes et qui passaient leur temps à se plaindre l’exaspéraient. Comme si il n’avait déjà pas assez de choses à régler dans sa vie, pour qu’il doive s’occuper de celle d’un autre. Et puis s’il faisait qu’une toute petite chose pour cette personne, elle s’imaginait déjà que c’était le grand amour de sa vie, et il avait beau lui lancer des cailloux, elle le poursuivait pendant des mois. Rah ! Ca l’exaspérait rien que d’y penser. C’était peut-être pour ça que cet Orphelin à la peau légèrement hâlée lui plaisait déjà. Il avait l’air d’être un petit teigneux. Mais Noé était aussi du genre à ne pas se laisser dominer. Ca allait être beau tiens...

Il osait lui tourner le dos. C’était courageux. Mais il devait se douter que Noé n’allait pas l’attraper maintenant, comme ça. Il s’occupait de ses petits bouts de viandes bizarres. Ha. Ca ne devait pas être du poulet ça.

- Mmh... Mais écoutes si tu veux j'veux bien partager mon repas avec toi.

Et il osait lui parler avec pitié. Ho ho, c’était drôle. Cette provocation l’amusait. Sans s’en rendre compte, ou peut-être que si, ce gamin lui donnait l’occasion de lui renvoyer une autre pique.

« Oh ! La petite fée du logis m’invite à manger avec elle, que c’est gentil ! »

Il avait prit une voix niaise, aigue et assez débile fallait le reconnaître. C’était vraiment du foutage de gueule.
Puis, il se pencha vers le visage de la dite fée du logis, plantant son regard sombre dans le sien. Il avait retiré sa cigarette de sa bouche pour mimer l’enfant faussement réjoui, et l’écrasa sur le sol, à côté de l’Orphelin.

« Non merci, ça ira, je préfère manger autre chose. »

On pouvait y comprendre des sous-entendus si on le voulait. Comme " je préfèrerai te manger toi ", ou autre...
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Adriel
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MessagePosté le: 19/07/2008 15:36:52    Sujet du message: Old clock Répondre en citant

Dans un premier temps, l'illustre inconnu ne répondit rien, se contentant de tirer sur le cylindre entre ses doigt une bouffée de nicotine et autres cochonneries, puis répandre la fumée autour de lui. Il haïssait les gens qui fumaient, rien que la vue... rien que de les voir... avec ce petit appendice au bec, soufflant de la fumée toxique pour eux, pour les autres... Même s'ils n'étaient pas toujours assez cons pour penser que ça les rendait classe...
Et ce sourire, ce sourire qui ne faisait rien pour le calmer, comme si le but de cet individu depuis qu'il avait prit pied sur son toit était de le mettre en rogne.
Jusqu'ici Adriel n'était pas tombé sur de poursuivant joueurs à proprement parler, soit des pervers, soit des srieux et donc violents. Autant dire qu'il ne réagissait pas du tout comme la prudence élémentaire l'aurai voulu, ou tous ces trucs qu'on apelle "le bon sens", "l'intelligence". C'était loin de lui. Les parties actives de son cerveau avait pour objectif de 1) trouver comment mettre en rogne ce type, 2) le blesser éventuellement, 3) commencer à prévoir un plan de retraite.
C'était loin dans ses priorités donc.

« Oh ! La petite fée du logis m’invite à manger avec elle, que c’est gentil ! »

....
....... Mais ce type était débile ou il ne venait pas des toits ? Tous les Orphelins se préparaient leur bouffe comme il pouvait et ce n'était pas pour autant qu'il étaient des petites filles. Lui surtout n'avait rien à voir avec une petit fille et... ... et CA L'ERNERVAIT ! On se penchait même sur lui comme s'il avait vraiment été un chaton inofensif. Bon alors. Il avait un couteau pour lui planter dans l'oeil, avec un peu de chance avoir le temps de lui retourner à l'intérieur de l'orbite et toucher le cerveau, ou bien il y avait la plaque aussi, brûlante, qu'il pouvait aisément lui renvoyer dans la tronche.
En plus, même penché il restait à le surplombait, et imitait l'abruti moyen avec un talent certain. Sa main s'était refermé sur le manche du couteau, pourtant ce fut l'autre, ayant empoigné le bâton qui partit expédier ce dernier quelque part contre le brun. Sans vraiment de succès bien sûr, on avait aisément bloqué son attaque minable.
Son autre bras se tendit alors en avant, sans trop qu'il vise quelque chose, et érafla la cuisse. L'entaille en elle même était peu profonde, mais longue, et le sang coulait, et ça lui suffisait pour se sentir satisfait. Il se dépêcha de lâcher ses armes improviser pour... pousser comme il pouvait le grand corps qui lui faisait face, le déséquilibrer autant qu'il pouvait, le faire tomber en arrière si possible. Il se releva d'un bond, petite chose aux cheveux châtains emmêles, au torse nu et aux basket élimées qui dépassaient timidement sous un jean amorphe, et ses yeux d'or qui lançaient encore des étincelles. Il essaya de partir. Essayer, parce que depuis son réveil il n'avait pas eu d'autre exercice que jeter des cailloux sur des pigeons, il n'avait même pas couru après. Et il ne connaissait pas énormément d'humain qui pouvait d'un coup demander à un grand effort à ses muscles mal nourris et encore froids. Il courrut jusqu'au toit adjacent, en parcourut la moitié, puis une de ses chevilles claqua, stoppant net sa course. Il savait pourtant, que la douleur se refermait sur lui quand il essayait de courrir après de longues heures d'inactivité physique. Sauf que là ça tombait au mauvais. Il se retourna, regrettant d'avoir laissé là-bas son couteau, tâta ses poches pour ne trouver sous ses doigts que le relief de son briquet, d'un bout de fil de fer -super il allait pouvoir au moins lui découper un bras avec ça...- un morceau de papier avec noté dessus quelques services ou biens qu'il devait à des Orphelins, ou qu'on lui devait, et deux droits autres trucs complètement inutiles.
...
Il se sentait con. Foutu aussi.
Il regarda ou en était le Poursuivant. A moins qu'il soit hémophile, sa blessure ne devait pas énormément le gêner, pas même assez pour marcher. Adriel attendit le dos droit, sachant parfaitement qu'il n'irait nulle part en claudiquant pitoyablement, et attendait qu'on vienne le cueillir avec un regard pour le moins hargneux. De t'façon dès que sa cheville irait mieux il trouverait un moyen de se barrer. Sauf si on l'assommait bien sûr.
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Hisao Noé
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MessagePosté le: 19/07/2008 18:02:44    Sujet du message: Old clock Répondre en citant

Tout s’était passé assez rapidement. Il n’aurait jamais du se pencher et lui offrir une telle opportunité. Bah, c’était le jeu. Après les quelques secondes de silence, le bâton était partit. Noé s’était plutôt concentré sur le couteau, et fut donc quelque peu surpris. Son bras fut touché. Mais ce n’était pas grand-chose, un bleu et ça passerait. Mais l’effet de surprise avait permis à l’Orphelin de lui entailler, légèrement, la cuisse, et de le mettre à terre. Il était tombé assez souplement, mais maintenant, non seulement son jean était troué, mais en plus il allait devoir se taper cette coupure. Certes, vu d’ici ce n’était rien. Ca saignait comme ça pouvait, pas assez pour qu’il se vide de son sang, m’enfin bon. Et ça piquait. Les fibres du jean déchiré se mêlèrent au sang. Ca allait faire mal lorsque ce sang aura coagulé, et qu’il faudra enlever le jean.

« Petit con ! »

Pensant que sa proie s’en allait allégrement, il resta assis, fixant en soupirant la grande plaie. Rah, et une cicatrice en plus. Sa peau était du genre à ne pas cicatriser facilement, ni correctement. Il soupira de nouveau. Mais un sourire traîna encore sur ses lèvres un instant, amusé. Finalement, il l’avait eu le gamin, sa revanche. En tout cas, si sa proie était à présent certainement bien loin, Noé allait passer le reste de la semaine à le traquer. Il convenait parfaitement à la description donnée du particulier, et un Orphelin aux yeux dorés était assez rare pour être facilement retrouvable. Suffisait qu’il se fasse passer pour un des leurs, et on lui donnerait des informations. De toute façon, lui seul l’intéressait pour l’instant, autant pour l’argent que pour d’autres raisons.

Il se releva. Ah, bah, ça ne faisait pas si mal en fait. Y’avait pire en tout cas. Il s’aida du tuyau, puis reprit rapidement une position droite, bien qu’il évitait de s’appuyer sur la jambe blessée. Lorsqu’il se retourna, il fut surpris de voir l’Orphelin encore là, figé. Mais qu’est-ce qu’il foutait ? Etant donné que Noé n’avait rien vu de la scène, il avait un peu de mal à comprendre pourquoi le gamin restait là, droit comme un i, et le regard menaçant comme jamais.

« Et ben alors, qu’est-ce que t’attend pour te barrer ? »


Pas qu’il avait envie de passer encore des jours et des jours à sa poursuite, mais ça l’étonnait tout de même. Puis, s’approchant de lui, il remarqua que son vis-à-vis n’était pas plus en état de courir que lui.

« Bah, ça m’évitera de te courir après pendant une plombe. »

Puis, l’ignorant superbement, il fouilla dans sa poche. Il attrapa d’abord des miettes de pain, qu’il envoya valser un peu plus loin, avant d’enfin ressortir les papiers qu’il avait fourré là quelques temps avant. Il le lut un moment, puis le remit là où il était.

« Tu vas me suivre sans broncher ou tu vas de nouveau essayer de m’alléger d’ une autre partie de mon corps ? »

[ C-C'est couurt T^T ]
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Adriel
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MessagePosté le: 21/07/2008 20:01:37    Sujet du message: Old clock Répondre en citant

"Il" ne se pressa pas. C'était bien étrange pour un Poursuivant. Ca l'irrita plus qu'autre chose ; être obligé de l'attendre comme s'il prenait particulièrement plaisir au fait de se rendre. D'ailleurs il ne se rendait pas. Il ne pouvait juste pas courir. Ni se battre après une courte réflexion. A moins qu'il réussisse l'exploit d'assommer l'autre sans trop bouger, mais il avait de quoi en douter. Le moindre mouvement nécessitait des appuis, à un moment où un autre.

« Tu vas me suivre sans broncher ou tu vas de nouveau essayer de m’alléger d’une autre partie de mon corps ? »

Sourire qui découvre les dents blanches, aussi ironique qu'agressif.

- Te suivre sans broncher ? Plutôt crever.


C'était juste pour donner la réplique, puisque de toute façon il ne pourrait pas bouger d'un muscle. Et il ne fit pas de commentaire sur la fin de la phrase, ne pouvant pas se résoudre à crier son impuissance. Mais il pensa très fort à une partie de ce type qu'il aimerait couper et lui mettre dans la bouche. Des piafs apparaissaient de nulle part, tournoyaient dans le ciel avant de descendre, fondre sur les quelques miettes jetées auparavant par le Poursuivant.
Comme Adriel était toujours farouchement campé sur ses jambes droites, qu'il n'avait pas bougé et qu'on ne l'avait pas encore frappé, il se permit de demader un renseignement, non dénué de l'insolence dont il ne pourrait de toute façon pas se défaire.

- Au fait tu t'apelles comment ? Que je m'en souvienne pour la prochaine fois.


Ses bras avaient été ramenés sur son torse, croisés, et il toisait son adversaire qui avait théoriquement gagné, pour l'instant. Tch! Ca c'était passé si vite. En plus "l'adulte" n'avait eu aucun mérite. Nan c'était lui avait claqué tout seul. L'attitude d'Adriel signifiait qu'il ne bougerait pas d'un pouce, qu'il faudrait le traîner ou le porter pour le déplacer. Chose que le Poursuivant sembla comprendre au bout d'un certain temps. Il se fit charger de manière pas très élégante sur une épaule, se prenant allègrement celle-ci dans le ventre, et employa son souffle, quand il l'eut récupéré, à insulter son porteur de diverses manières parce qu'il le secouait, ce qui le faisait se faire balloter de manière plus rude -ça devait forcément être fait exprès.
Il se montra remarquablement endurant pour continuer à l'insulter à chaque secousse, et essayer d'y envoyer des coups de pieds dessus, qui manquaient bien de puissance quand même. De toute façon il profiterait du moindre moment où on le lâcherait pour repartir en courant. Sa cheville avait eu le temps de se remettre. Ce n''est pas comme si elle avait été foulée. Mais alors maintenant qu'il y pensait, il aurait mieux fait semblant d'être docile, il aurait eu plus de chance d'en réchapper, même s'il avait du courber la tête avant.
...
Pfeuh. Il s'en sortirait de toute façon. Sans ployer devant un adulte.

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Hisao Noé
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MessagePosté le: 21/07/2008 21:35:45    Sujet du message: Old clock Répondre en citant

- Te suivre sans broncher ? Plutôt crever.

Noé y répondit par un petit sourire. Bouh, il faisait de nouveau son petit air hautain. Et cette agressivité...Ho ho ho. C’était osé, surtout que visiblement, il ne pouvait pas bouger, et que Noé pouvait facilement lui foutre un bon pain dans la tronche. Mais il n’allait pas le faire. Il en avait envie, mais le faire aurait montré son impuissance et l’autre aurait « gagné ».
Noé apprécia quelques instants le froissement d’ailes qui trahissait la présence d’oiseaux dans son dos. Puis il reporta son attention sur la petite teigne qu’il allait devoir traîner jusque chez lui.

- Au fait tu t'apelles comment ? Que je m'en souvienne pour la prochaine fois.


Comme il ne voulut pas y répondre, pas tout de suite, et que visiblement l’autre serait prêt à rester là à vraiment crever plutôt que de le suivre, Noé se pencha légèrement en avant, et chopa le gamin à la taille, pour le fourrer sur ses épaules. Il était léger, petit et ne devant pas manger à sa faim, il ne pesait pas lourd. Parfait, ça allait être plus facile.

« Il n’y aura pas de prochaine fois, ne t’en fais pas. »


La petite chose s’agitait drôlement sur son épaule, ce n’était pas très confortable. Pour le calmer, il donna un coup d’épaule, le secouant, tentant de l’étouffer dans ses insultes et de le calmer. Mais fallait pas trop rêver. Déjà, il avait réussi à l’attraper sans trop de difficultés. Un gamin qui valait beaucoup. Sans attendre, il commença la route, contournant les tuyaux et autres câbles.
Il fallait le ramener jusque dans le quartier Clubs, et encore jusque chez lui ! Et c’était pas une mince affaire.

Noé y arriva, difficilement, mais quand même. Deux corneilles étaient encore là, sur son toit, l’une se lissant les plumes, l’autre cherchant peut-être quelques miettes restantes.
Noé les ignora, il avait d’autres choses à penser, notamment la chose qu’il avait sur l’épaule, et qui semblait avoir prit des kilos en plus au long du chemin.
Il fouilla rapidement dans sa poche, se penchant, tout en faisant en sorte à ce que l’autre ne se vautre pas au sol, ce qui le défigurerait vu la texture de la toiture.
Il ouvrit sa porte, la faisant grincer comme à son habitude. Il la claqua avec son pied, et la referma à clef histoire qu’il ne prenne pas la poudre d’escampette une fois arrivé à bon port. Puis, il jeta l’Orphelin sur son lit, sans vraiment de délicatesse, le faisant rebondir sur le matelas. Et il suivit le mouvement, le callant sous son grand corps et faisant en sorte à ce qu’il ne puisse pas se dérober.

« Alors petit imbécile, tu sais que j’ai pas 45 pantalons et que tu viens de m’en bousiller un ? »


Il se saisit des petites mains, et les bloqua derrière le dos de l'Orphelin. Il les lui tordit, légèrement, assez pour lui montrer que ça pouvait faire très mal s'il le voulait. Son visage était tout près de l’autre, et il put admirer de plus près ce beau regard doré. Ce petit regard plein de haine et qui trahissait son envie de lui en foutre un dans la tronche. Ca l’amusait de le provoquer, c’était tellement drôle. A croire qu’il n’attendait que ça, que l’Orphelin se lâche et le défigure.
Son visage se rapprocha encore. Il avait bien envie d’aller mordiller ses jolies lèvres...Mais avant, il lui souffla dans un murmure.

« Noé est mon nom...Pour la prochaine fois. »
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Adriel
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MessagePosté le: 22/07/2008 09:53:20    Sujet du message: Old clock Répondre en citant

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MessagePosté le: 18/11/2018 07:08:42    Sujet du message: Old clock

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