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Cloud
Orphelin

Hors ligne

Messages: 92
Âge: 18 ans
Résidant: Diamonds
Tendance: potentiel uke mais qui sait ?

MessagePosté le: 11/11/2009 09:46:51    Sujet du message: Cloud Répondre en citant

Nom :Aïzawa
Prénom : Hiro
Surnom : Cloud


Statut : Orphelin
Âge : 18 ans
Quartier d'appartenance : Diamonds
Moyens de défense : rien d'autre que son propre corps

Description physique :

Il se retourna en riant quand il vit une silhouette inconnu se dessiner, un peu plus loin. Il haussa un sourcil. Il ne l'avait jamais vu par ici. Bien sûr, il n'était à Hearts que depuis un an. Comparé à la majorité des gamins qui s'agitaient là, il était bien plus grand et âgé. Faut dire que là, c'était un des premiers lieux fréquentés par les nouveaux venus, et donc les plus jeunes. Mais ce n'était pas sa taille, plutôt moyenne pour un garçon de son âge, qui le rendait différents des autres. Il avait beau être aussi mince que les autres gamins, lui n'avait pas l'air «maigre». Cela venait probablement de sa façon de marcher, plus gracieuse, quoique témoignant d'une certaine nonchalance. On aurait dit qu'il ne savait pas lui-même où ses pas le menait, malgré sa façon délicate de poser un pied devant l'autre, qui lui donnait l'air de flotter légèrement au dessus du sol. Il portait une chemise d'un blanc cassé, un peu sale, mais plutôt en bon état, déboutonnée jusqu'au milieu de son torse, dévoilant une peau pâle mais étrangement vierge de toute imperfection. Pas taillé pour le combat ni même la pêche, il avait les épaules relativement étroites. Son jean, qui flottait un peu sur ses jambes trop fines pour un garçon, était déchiré au niveau de sa cheville gauche, alors que seul l'ourlet était effiloché sur son pied droit, dont le talon marchait un peu dessus. Il allait en effet pieds nus.

Fronçant cette fois les sourcils, le gamin dévisagea encore l'individu, qui n'affichait aucune expression, ou peut-être un semblant de rêveries. Ses cheveux châtains clairs étaient fins et flottaient légèrement autour de sa tête, en de nombreuses mèches qui bougeaient à chacun de ses pas. Son œil droit était d'un gris assez clairs, ce qui était plutôt rare dans le coin, et le gauche était cachés par des bandages. Il remarqua aussi un foulard noir noué autour du cou du jeune homme. On l'interpella :

«Eh Tôru, qu'est-ce que tu regardes ?»fit la voix d'un de ses ainés.

«...C'est qui lui ?» répondit le gamin en désignant du menton l'étrange apparition.

«Ah...C'est Cloud. Il a toujours été un peu bizarre, mais il est pas méchant, comme tous ceux de Diamonds d'ailleurs...On le voit de temps en temps par ici...Il va au marché, pour ses fleurs.»

«Ses fleurs ?»

«Ouais, il adore ça. Enfin, il fait ce qu'il veut hein !Bon tu viens ou tu renonces à devenir pêcheur ?»

«Je vous suis chef !»

Il se retourna un dernière fois avant d'emboîter le pas de son aîné, mais le rêveur s'était déjà évanoui dans la foule.

Caractère : Cloud a toujours été très calme, point commun de tous les habitants de Diamonds. Mais cette caractéristique est vraiment pousser à l'extrême chez lui, tellement qu'il ne fait rien autrement que lentement et doucement. D'ailleurs, cette douceur qui s'exprime chez lui à la fois en acte et en parole est une autre de ses caractéristiques. De nature assez naïve, on pourrait presque lui faire croire n'importe pas si on prenait la peine de lui parler assez longuement, mais sa façon de parler est tellement étrange que beaucoup de gens préfèrent écourter la conversation. A vrai dire, on en vient à se demander si il est conscient de ce qu'il dit, tellement ses phrases sont sans queue ni tête. On a finit par penser que c'était simplement qu'il rêvait tout le temps. Mais le garçon a montré à plusieurs reprises que son surnom de rêveur n'était qu'à demi-vrai. Bien entendu, s'il le pouvait, nul doute qu'il passerait ses journées à contempler le ciel, les nuages ou une fleur, à réfléchir sur des sujets divers et variés, à réinventer le pourquoi du comment de manière fantaisiste. Mais lorsque les circonstances l'exigent, il est capable de faire preuve d'une lucidité et d'un sang-froid étonnant, il n'en demeure pas moins un marginal. Sa notion de valeur est aussi très bizarre et il a du mal à prendre conscience de l'importance de certaines questions.

Le fait d'être orphelin lui est par exemple, totalement égal. Probablement parce qu'il n'a jamais eut de parents réels, malgré sa sœur, et qu'ainsi cette notion de géniteurs lui ait très abstraite. Il est totalement convaincu des traditions et croyances des orphelins, invoquant fréquemment les dieux du vent ou son ascendance céleste. De même, il lui semble tout à fait normal et évident de se suicider à 22 ans pour ne pas devenir poursuivant. Il considère même que passer 22 ans, on n'est plus un enfant du ciel et par conséquent, la vie ne vaut plus la peine d'être vécue. Quoiqu'il en soit, il ne craint pas du tout l'approche de ses 22ans, ne s'en préoccupant qu'à peine en vérité. Il compte bien se suicider ce jour-là d'ailleurs. En attendant, il rêve.
Pas vraiment sociable, la solitude ne le dérange pas mais il peut très bien s'intégrer à un groupe, malgré son côté «à côté de ses pompes».

On pourrait croire qu'il est insensible lorsqu'on le voit la première fois, son visage n'étant pas très expressif, si ce n'est de manière mélancolique et rêveuse. Rire aux éclats par exemple ne lui est pas familier, tout comme froncer les sourcils de mécontentement. Malgré tout il est en réalité très sensible à ce qui l'entoure :sinon, comment rêver d'une réalité meilleure ?

Autres : Il est borgne, ce qui fait qu'il a parfois du mal à évaluer les distances, d'ailleurs, depuis qu'il a perdu son œil, il préfère éviter tant que possible de sauter entre deux toits trop distants l'un de l'autre.

Histoire : Hiro n'était pas né que déjà, ses parents projetaient de les abandonner, sa sœur et lui. Quoi de plus banal, à l'époque où il vit le jour. Comme si laisser une petite fille de 8 ans tenant dans ses petits bras un bébé emmailloté était devenu d'usage, une sorte de coutume. Comme si la vie dans le monde d'en bas n'était plus adaptée à ceux qui n'étaient pas adultes, et qu'il fallait désormais que l'enfance se passe ailleurs.
Quoi qu'il en soit, le gamin n'avait pour ainsi dire, jamais connu d'adultes autre que les maques, ces gens qui voulaient lui enlever sa sœur, et ce, avant même qu'il n'ait commencé à penser. Cette sœur fut en tout cas, très maligne ou au moins, très chanceuse, car il parvint à l'âge de 5 ans sans qu'elle ne soit capturée. C'était un jour ordinaire, un jour de plus, lorsque la chance leur faussa compagnie.

Comme il le faisait depuis toujours, il suivait sa sœur, déjà âgée de 13 ans, lorsque celle-ci l'arrêta.

«Qu'est-ce qu'il y a grande sœur ?» S'enquit-il.

Elle ne répondit pas tout de suite, avant de le prendre par la main et de l'entraîner au plus profond d'une ruelle et de se cacher avec lui derrière une poubelle. Hiro se laissa faire. Sûrement sa sœur avait-elle repéré un groupe de maques. Quoiqu'il en soit, il ne réagit pas, pas plus que lorsque sa sœur soupira de soulagement et lui fit signe que le danger s'était écarté.
Ils reprirent leur route à l'ombre des rues sales, fréquentées seulement de quelques enfants comme eux ou de très rares mendiants. Tout en marchant, le garçonnet leva les yeux au ciel, cette ligne pâle, paraissant si lointaine, là haut, coincée entre les immeubles. Il n'avait jamais été très à l'aise dans les ruelles, cette vie de vagabond miséreux ne lui correspondait pas. Mais jamais l'idée d'aller ailleurs ne lui avait effleuré l'esprit. Comment aurait-il seulement pu envisager autre chose que cette vie, la seule chose qu'il ait jamais connu ? Pourtant, son esprit à peine éveillé se plaisait à imaginer ce qu'il y avait au-delà de cette ligne blanche, avec le peu de fantaisie dont il était capable, lui qui n'avait vécu que comme un gamin des rues. Sa sœur le grondait tout le temps pour ça.

«Si tu rêves trop, tu vas te réveiller dans les filets d'un méchant, ou pire !»lui répétait-elle souvent.

Il n'y avait personne d'aussi bon que sa sœur. Encore qu'il n'ai jamais connu qu'elle. Et puis, sans trop savoir pourquoi, en cette matinée tout aussi semblable aux précédentes, les maques les avaient repérés. Ou plutôt, avait repéré sa sœur, dont le corps de pré adolescente était devenue très cher.

«Cours !» lui ordonna sa sœur sans hésitation. Il courut donc, comme elle le lui avait appris. Sans s'arrêter, sans se retourner. De toutes ses forces. Sa sœur était juste derrière lui quand elle poussa un cri horrible, en trébuchant, leurs poursuivants à peine quelques mètres plus loin. Hiro se retourna, l'air d'attendre qu'elle se relève tranquillement et qu'ils fuient à nouveau tous les deux. Elle lui hurla de fuir, mais au lieu de cela, il revint sur ses pas, doucement. Jusqu'à ce qu'on empoigne le bras de sa chère sœur, le ramenant brusquement à la réalité. Hurlant de terreur et se débattant avec l'énergie du désespoir, sa sœur ne lui hurla alors plus qu'un mot, tandis qu'on l'entraînait ailleurs.

«Grimpe !Grimpe !GRIMPE !»

Après un court instant de stupeur, la garçonnet finit par courir, puis à grimper. «Là haut» comme disait sa sœur, le dernier refuge des enfants, mais où il n'y avait pas de fille, aucune. Frénétiquement, Hiro grimpa donc, jusqu'à ce que sous ses grands yeux gris, tout disparaisse.

Il se redressa en titubant sur le toit de l'immeuble, se frottant les yeux. Tout était si lumineux qu'il ne le supportait pas. Quand il s'habitua à la clarté du lieu où il était arrivé, il fut à nouveau pris de vertige. Il n'y avait rien, à peu de chose près. Alors qu'il n'avait vécu qu'oppressé et écrasé par des immeubles si haut que le ciel n'était que ligne blanche, soudain, l'immensité céleste s'offrait à son regard en même temps que l'étendue plane des toits, entrecoupés ça et là de quelques tas difformes, et peut-être un peu plus loin, une sorte d'abri. Tout ce vide lui faisait tourner la tête. Puis, le jeune garçon leva les yeux et vit. Il vit que le ciel n'était pas une ligne pâle entrecoupée de fils électriques. Pour la première fois, il se rendit compte que le ciel était bleu. D'un bleu si délicat, à la fois si profond et si doux qu'il en pleura, éperdu. Et ce fut comme si ce poids qui pesait sur lui depuis toujours, le clouant au sol, s'évanouissait en même temps que les misères de la vie d'en-bas. Il se sentait si bien ici. Libre et vivant, comme si ce qu'il avait vécu auparavant, quoiqu'en compagnie de sa sœur n'avait été qu'un désert infernal à traverser pour atteindre le jardin merveilleux.

Lorsqu'on vint le chercher, il était toujours là, debout, le nez en l'air, à pleurer silencieusement.

«Celui-là, je te paris qu'il ira à Diamonds.» se moqua l'un des deux enfants qui l'emmenèrent à Hearts, devant sa mine hagarde et ses grands yeux qui n'en revenaient toujours pas d'une telle beauté.

Ainsi, Hiro arriva très jeune sur les toits. Pourtant, il s'adapta à sa nouvelle vie d'un façon aussi naturelle que surprenante, comme si il n'avait jamais eu d'autre foyer, comme si il était né en tant que fils du ciel, et pas autre chose. Il aimait d'ailleurs penser qu'en réalité, il s'était trouvé en bas quelque temps à errer suite à une regrettable erreur : Par exemple en tombant par mégarde, ou qu'il avait été prisonnier du monde d'en bas contre son gré, par jalousie. Car comme tous les enfants vivant sur les toits, il méprisait grandement ceux d'en bas. Il grandit dans cette optique que les adultes n'étaient que créatures inférieures, tandis que lui et les autres, ils étaient enfants des cieux, choyés des dieux du vent, et ils étaient plus libres qu'aucun du monde d'en bas. Très vite, Hiro fit ses preuves : il était capable de sauter plus haut et plus loin que la plupart des enfants de son jeune âge. Toutefois, malgré les menaces de se faire avoir par des poursuivants de plus en plus cruels, il demeurait un grand rêveur.

On finit par quasiment abandonner son nom d'origine et préférer son surnom, Cloud, tiré d'une langue étrangère et signifiant nuage. Car Cloud était comme les nuages. Insaisissable, changeant, mais conservant toujours cette façon lointaine de se comporter. Comme si au fond, rien ne comptait. D'ailleurs, les nuages exerçaient sur lui une fascination étrange. Il les enviait beaucoup en réalité. En effet, en grandissant, le garçon se rendit vite compte que la liberté dont jouissait les orphelins était toute relative, à la fois réduite par les poursuivants et la limite même des toits, dont l'infini s'était peu à peu estompé au fur et à mesure qu'il s'y était exploré avec ses camarades. Or les nuages étaient eux, totalement libre, ne souffrant d'aucune entrave, et seul le vent était maître de leur chemin.

La prédiction du jeune garçon qui l'avait guidé à Hearts finit par se réaliser, sans réelle surprise, au alentours de ses 13 ans. D'ailleurs, beaucoup lui demandèrent parmi ses premiers camarades pourquoi il avait tant tardé à rejoindre Diamonds, où ne vivait pour ainsi dire, que des rêveurs comme lui. Il leur répondit à tous avec un demi sourire :

« Parce que c'est long, d'attendre.»

La théorie admise le plus fréquemment fut qu'en réalité il n'avait cessé d'attendre sa sœur, pareil à l'enfant de 5 ans qu'il était finalement resté. Mais personne ne s'encombra vraiment l'esprit avec cette phrase étrange de Cloud, qui d'ailleurs, ne disait jamais rien d'autre que des choses bizarres, sans réels liens entre elles, ni même avec ce qu'on lui avait demander à l'origine. Il était comme ça, Cloud.

Parvenu à Diamonds, il s'intégra très vite dans le paysage et la population. Il s'y sentait bien, mieux encore que sur les toits en général. Car là-bas, rien ne venait l'importuner, et surtout, la plupart des autres habitants vivaient eux aussi dans leur monde, laissant les toits la plupart du temps silencieux et calmes, car les discussions y étaient toujours posées et douces.

Ce fut pourtant à Diamonds, monde le plus préservé de la folie d'en-bas et des attaques de poursuivants en raison de sa faible population, que Cloud perdit son œil gauche, à l'âge de 15 ans.
C'était une nuit fraîche et humide, et un petit groupe s'était formé dans un abri pour sommeiller au chaud et au sec, avec sûrement l'objectif de rêver endormi d'une façon plus colorée que la vie ne leur leur permettait tant qu'ils étaient éveillés. Cloud ne dormait pas, encore affairé à aider un plus jeune à se coucher, lorsque les rêves, qu'ils eussent été éveillés ou fruit du sommeil, se transformèrent en sordides cauchemars. Un attaque massive et bien organisé de poursuivants.

Cloud, le plus âgé du groupe, fit son possible pour permettre aux enfants de s'enfuir, se demandant intérieurement à quoi cela mènerait, leur fuite étant quasiment impossible et cet effort ne causant qu' peine plus de peine chez leur adversaires à les abattre. Au final il se retrouva lui-même encerclé par trois poursuivants, deux garçonnets se serrant à ses jambes maigres. Alors que tout semblait perdu, les réflexions de Cloud sur ce monde divisé en deux, en bas et en haut, finirent pas se taire, laissant un grand vide dans son esprit fourmillant jusqu'à là toujours de pensées plus ou moins abstraites. Pour Cloud, les poursuivants étaient des anges déchus, des enfants qui avaient renié le ciel en refusant de mourir arrivés à l'âge fatidique. Ils ne valaient guère davantage que les adultes vivant sous leurs pieds.

Alors, tout était clair dans l'esprit de Cloud quand il se précipita sur le premier poursuivant : il était fils du ciel, rien ne pouvait l'arrêter, rien ne pouvait l'entraver, et même la mort ne l'attraperai pas avant ses 22 ans. Sans réellement savoir ce qu'il faisait ni d'où lui venait la force inédite dont il fit preuve, il tua deux des poursuivants à main nues, le premier en retournant son arme contre lui, le second en lui brisant la nuque. Ils étaient si lents et lourdauds, mais après tout quoi de plus normal quand on a abandonné ses ailes. Il ne put cependant sauver les deux garçons qui l'avaient suivis. Ces derniers gisaient, inconscients, bien que leur vie ne soit pas en danger.

Ils se toisèrent donc, lui et son poursuivants. Un long moment passa, avant que le vent ne souffle à l'oreille de Cloud pourquoi ces traits lui étaient familiers. Il s'agissait d'un de ses aînés à Hearts. Le choc fut terrible pour le rêveur qui n'avait jamais envisagé être un jour confronté à une poursuivant autrefois camarade. Son esprit ne considérait pas comme possible une telle situation, car si il avait déjà vu des poursuivants de loin, jamais il ne s'était agi de connaissances, même lointaines. De sa voix douce, à peine plus grave que celle d'une fille, il demanda donc :

«Mizuki...Pourquoi ta main a-t-elle blessé ces enfants ?Ils n'avaient pas plus de 10 ans tu sais...C'étaient encore des fils du ciel, comme nous...»

La bouche dudit Mizuki se tordit en une grimace affreuse, entre douleur et moqueries :

«Toi tu es resté le même hein ?Que voulais-tu que je fasse ?J'avais 22 ans, c'est tout. Mais moi, je voulais rester en haut, j'ai répété encore et encore que j'avais pas l'intention de me retourner contre eux. Mais si tu crois que ça suffit...Toi aussi, dans 5 ou 6 ans, tu devras partir. Et crois-moi, tu n'auras pas le choix.»

«Pourquoi ne pas avoir mis fin à tes jours alors ?»

«Tu es si naïf...Les rêveurs comme toi, c'est ceux que je déteste le plus. Sache que c'est moi qui ait suggéré une attaque à Diamonds. On vous tolère ici, mais la vie est bien plus dure que tu sembles le croire. Qui plus est...on est bien mieux en bas. La vie sur les toits est en réalité misérable. Je m'en suis aperçu lorsque j'ai vu la vie qui m'étais offerte en bas. Pas dans les rues non. Mais en tant qu'adulte !»

Les mots qui coulaient comme un ruisseau des lèvres de son ancien camarades n'avaient pas de sens pour Cloud. Non, peu importait la façon dont il tentait de percevoir ce que lui disait Mizuki, le rêveur n'arrivait pas à comprendre. Le poursuivant secoua la tête et lui adressa un regard de pitié, puis fit sur le ton de la plaisanterie :

«Bien que tu ne manges pas beaucoup, t'es plutôt appétissant, je suis sûr que tu partiras à un bon prix. Et puis t'as les yeux gris comme les nuages un jour de pluie, c'est pas si courant. Oui, tu partiras vite et...»

Le poursuivant s'interrompit en s'apercevant que l'orphelin pleurait sous la lumière ténue du fin croissant de lune. Pire, il pleurait les yeux fermés.

«Si tu crois que ça me fasse quelque chose, détrompe-toi gamin. Allez, c'est fini pour ce soir.»fit le poursuivant avant de lever son sabre encore dégoulinant du sang des enfants.

Il s'approcha à pas vifs du rêveur qui ne broncha pas, pleurant toujours silencieusement, jusqu'au dernier moment, où celui-ci se laissa tomber à genoux. Mizuki fronça les sourcils et s'arrêta à quelques pas de sa proie.

«Quoi ?Tu veux faire une dernière prière à tes dieux du ciel ?»

«Non...»

«Alors quoi ?»

«Mizuki...tu ne me tueras pas, parce que c'est toi qui m'a vu sauté la première fois à plus de 2 mètres.»

«Toujours aussi bizarre à ce que je vois. Crois-tu vraiment après tout ce que je t'ai dit que je reste un orphelin ?Je suis un poursuivant, Hiro.»

«Je ne connais pas cet Hiro, donc tu n'es pas un poursui...»

La douleur fulgurante et immédiate l'empêcha de conclure, alors que sa tête était transpercée de la longue et blanche lame assassine. Le poursuivant retira son sabre de l'œil du rêveur, le faisant basculer en avant, haletant, avant de reprendre.

«Ta soeur t'avais prévenue non ? A force de rêver, on se réveille un jour en enfer.»

Cloud entendait à peine ce qu'il disait, son esprit n'était plus que douleur, douleur qui l'avait ramené si vite à la réalité. Si brutalement. Son œil gauche n'était que souffrance, et de son œil droit, il ne voyait presque rien d'autre que son sang. Il porta une main à son œil crevé et souffla d'une voix inaudibles quelques mots.

«Zut...J'ai abîmé la marchandise...Dire que tu avais de si beaux yeux...Il t'en reste un tu me diras...Bon Hiro, je vais te blesser avant de t'emmener. Tu vois que je suis un poursuivant comme les autres.»

«Non...Mizuki...Je te pardonne d'avoir pris cet œil. Ce sera ma façon de me souvenir qu'il ne faut pas rêver trop souvent...Mais tu ne m'auras pas, Mizuki...»

Le poursuivant cracha, puis, perdant patience face à ce capricieux rêveur, s'apprêta à le blesser à nouveau. Mais Cloud fut plus vif, en dépit de la souffrance indicible qui fusait dans sa tête toute entière à partir de son œil, il asséna un grand coup à la machoîre de son adversaire, l'envoyant à terre sous le coup de la surprise. Il frappa la main du poursuivant qui tenait encore son arme, de façon à l'expédier au loin. Puis il se mit à califourchon sur lui et commença à le frapper au visage de façon mécanique, sans aucune expression, ni de haine ni de douleur sur son visage. Il le laissa pour mort lorsque l'aube venu, les rayons du soleil ne soient trop pénible à supporter car assis face à l'est.

Diamonds, déjà véritable désert des toits, se réveilla engourdie par la nuit douloureuse qu'elle venait de passer. Les premières personnes que Cloud rencontra lui conseillèrent d'utiliser des bandages pour son œil plutôt que le bout de tissu déchiré de sa manche qu'il avait utilisé faute de mieux. N'ayant rien trouvé de semblables, il se rendit au marché de Hearts. Revenir dans ces quartiers presque surpeuplés en comparaison de Diamonds fut très éprouvant pour le jeune garçon, qui trouva néanmoins ce qu'il cherchait. Il demeura plusieurs semaines à Hearts, afin d'être proche du marché, le temps que son œil cicatrise plus ou moins.

Bien lui en prit, car un jour il vit sur l'étalage d'un grand gaillard avec la peau sur les os et le dos voûté la première chose qu'il jugeait digne du ciel lui-même : une fleur séchée, à qui il manquait déjà un pétale d'ailleurs. Mais malgré l'état de la plante, le rêveur ne put s'empêcher de pleurer de son œil unique. C'était si beau, qu'il n'eut pas beaucoup d'hésitations à payer le vendeur de la boucle de sa ceinture pour la fleur. Il s'écarta un peu du marché et de son agitation avant de porter la fleur à ses narines, humant le très léger parfum qui s'en dégageait encore. Ténu, l'odeur l'émut néanmoins si fort qu'il versa de nouveau quelques larmes. Oui, si ils étaient les fils du ciel, ces belles et fragiles choses devaient elles, être les filles de la terre qu'il avait quitté. Jamais il n'avait imaginé auparavant que le monde d'en bas pouvait produire une si jolie chose. A partir de ce moment-là, Cloud ne s'intéressa plus seulement qu'au nuages mais aussi aux fleurs, qu'il était si rare de trouver sur les toits, car inutiles et originellement enchaînées au monde d'en bas par leurs racines. Ce n'est pas pour autant qu'il réajusta sa vision du monde d'en bas. Aujourd'hui, il considère les fleurs comme des victimes innocentes, allant même jusqu'à les assimiler à d'anciens fils du ciel mort déchus et dont la punition fut d'être enchaînés au sol, malgré la clémence du ciel de les faire aussi beaux que leur première nature l'était. Depuis, il erre seul entre les différents quartiers, bien qu'il affection encore maintenant la quiétude de Diamonds. Car malgré la lucidité dont il a fait preuve le soir où il devint «le rêveur borgne», Cloud demeure libre et peu de choses l'atteignent, lorsque son esprit est «là-bas».

Cloud, 18 ans, rêveur borgne et incorrigible.


RP effectués :


Comment êtes vous arrivés sur Yokkai ? en cherchant un forum rp à tout hasard sur le net
Avez-vous lu le règlement ? oui *^*
Et le contexte ? ;p bien entendu, la première endroit où je passe en général xD
d'ailleurs, il est vraiment bien. Je trouve l'histoire des rois à la fois très belle et très triste. Je suis tout particulièrement attachée à Hide et Shin...Vraiment, c'est très beau. Bravo.

Remarque à part, voilà bien un bon bout de temps que je n'ai plus rp, alors désolée si l'histoire est loin d'être originale.... j'espère être à la hauteur des joueurs que je pressent très talentueux !!
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MessagePosté le: 11/11/2009 09:46:51    Sujet du message: Publicité

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Innocence Takahashi
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MessagePosté le: 11/11/2009 12:48:40    Sujet du message: Cloud Répondre en citant

Bonjour ami rêveur ...

Malgré le temps que vous estimez avoir vécu sans rp, je trouve votre fiche pour le moins remarquable. Comme vous le disiez si bien, l'histoire n'est pas des plus originales, mais elle n'en demeure pas moins très bien écrite, et fort à propos.

Pour moi c'est une fiche validée, et rien ne me fait plus plaisir que d'accueillir un nouvel habitant de Diamonds.

Une tasse de thé ?

Note à Jester : Je me suis passé de ton avis pour celle-ci, mais je trouve judicieux de ne pas trop faire attendre ce charmant élément. Je crois d'ailleurs que tu seras d'avis.
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MessagePosté le: 22/09/2017 20:04:08    Sujet du message: Cloud

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