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:: Ce fantôme de Moi. [ Seven vs Cloud. ] ::

 
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Seven Karasu
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MessagePosté le: 06/12/2009 16:49:37    Sujet du message: Ce fantôme de Moi. [ Seven vs Cloud. ] Répondre en citant

Si j'étais un garçon normal, juste pour une journée. Je sais ce que je ferais. Je sortirais avec mes amis, je ferais semblant d'aimer la vie, et peut être que je découvrirais, que pour une fois c'est vrai. Julian serait à mes cotés, sans ses organes étalés sur le sol. Et alors tout irait pour le mieux, on se blottirait au chaud l'un contre l'autre, et je n'aurais plus honte d'être amoureux. Mais je ne suis pas un garçon normal, le monde s'échappe entre mes doigts, et quelque chose est cassé en moi. Le ciel ne brille plus pour que j'aime, les étoiles me montrent le chemin pour que je puisse fuir. C'est difficile de ne plus savoir ou aller, les chemins serpentent devant moi, et je ne fais que marcher. Sans savoir ou je vais, mes pas décident et mon coeur s'arrête. Infarctus émotionnel. Je ne suis qu'une poupée qui ne peut choisir, je me laisse mener, par le bout du mes fils.

Son regard d'adolescent dépressif, qui s'exprime mal et qui ne comprends les choses que superficiellement, permettrait sans doute d'expliquer beaucoup de chose. Son va et viens incessant parmi les gens, le peuple de l'air, la cité des toits. Rien ne l'intéresse vraiment. Ce n'est qu’introspection et fac-similé d'arrogance. Il se balade de toit en toit, il avance et il s'en va, sans but particulier. C'est peut être pour ca qu'il se retrouve aux abords de diamonds. Avec ces adolescents réputés si étranges, à l’allure diaphane et évanescente. Il n’est qu’un trouble fête de plus. Dérangeant sans aucune décence, la quiétude de ces gens différents. Il le sait et il sent, qu’il ne devrait pas rester içi. Il n’a de place nulle part, être au monde, ne signifie pas être en vie.

Il titille ses pensées, comme un enfant gâté. Il chantonne pour lui-même des mélodies macabres et effrayantes. La pouvoir de la culpabilité. Il se fait peur et il se puni. Il s’inflige le châtiment divin. Dieu des morts pour lui-même, les ténèbres sont les siennes. Il pose les pierres de son enfer. Il se délecte dans la consistance des flammes. Il torture encore et toujours son âme.

Pourtant personne n’a autant l’instinct de survie que celui qui ne croit pas mériter la vie. Il court dans tous les sens, il s’accroche au chemin qui se fraie devant lui. Malgré sa peur il avance. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ne tombe. Et pourtant à ce moment là, il saura faire battre ses ailes de noirceurs.

Ses ténèbres l’éblouissent autant qu’elles le tourmente. Mais c’est pour le mieux. Les lames qui pourrait glisser contre son poignet, ne servent qu’a creuser un peu plus vers la lumière. S’il est l’ange du mal, Julian symbolise le bien. Et quand on aime, comme il aime. Il ne sera plus déchu, sa carcasse pitoyable gagnera un minimum de prestance, et il pourra prétendre au paradis.

Alors pourquoi reste-t-il autant fermé aux autres ? Pourquoi faire semblant ? Il ne cache que son mal être et arbore la pestilence de son caractère. Il veut faire fuir, alors il agresse. Il s’en fiche d’avoir mal, tant que les autres, il les blesse.

Il s’agit du numéro sept, le nombre divin. Il plie quand il menace, il pleure quand il fait mal. Mais il ne s’arrêtera jamais. Il a le cœur brisé des enfants trop confiants. Il a la haine de ceux qui ont tout perdu. Il est le seigneur jaloux de ses sujets.

Son grand amour à lui, c’est lui.



Alors, il continue son périple, sur le pont parmi les cieux. Puis il l’aperçoit, cet être androgyne a la pâleur effrayante. Ses cheveux pâles, son œil bandé. Une copie de lui en négatif. Alors, il recule stupidement, manquant de tomber. Un long cri surgit du silence, glaçant son sang. Pourtant c’est lui qui hurle de frayeur.
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MessagePosté le: 06/12/2009 16:49:37    Sujet du message: Publicité

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Cloud
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MessagePosté le: 06/12/2009 22:47:23    Sujet du message: Ce fantôme de Moi. [ Seven vs Cloud. ] Répondre en citant

Au début, il voulait juste aller à Hearts, retrouver son vendeur de fleurs sur ce lieu fréquenté et bruyant appelé marché, où les orphelins se croisaient et se retrouvaient. Le seul endroit où l'on était sûr de trouver l'agitation perpétuelle des vivants. Cela signifiait-il qu'ailleurs on n'était pas vivant ? Et plus particulièrement à Diamonds, territoire des doux rêveurs ? Certainement pas. Car une des preuves que l'on était vivant, c'était la capacité à imaginer et penser. A Hearts, on trouvait la nourriture pour l'estomac. A Diamonds, on trouvait la nourriture pour l'esprit.

Puis, Cloud s'était demandé ce qu'on trouvait à Clubs.

Ce jour-là, pas de fleurs à tenir précieusement contre son cœur. Pas de vendeur à qui échanger les diverses babioles plus ou moins coûteuses trouvées ça et là. Il était donc reparti les mains vides et l'esprit plus ou moins hagard. Non pas que le rêveur aima les habitudes, difficile d'en avoir lorsqu'on devait sans cesse bouger et rester sur ses gardes de toutes façons, mais c'était bien la première fois que le vendeur, à peine plus jeune que lui, manquait à son poste. Alors qu'il marchait de son pas nonchalant caractéristique, Cloud effleura l'idée qu'il ait pu être attrapé, ou tué, par un poursuivants. Les poursuivants. Ces frères qui avait perdu la tête et leurs ailes.

Au fond, Cloud ne leur en voulait pas. Comment réagirait-il lui même si on lui enlevait d'un coup le droit de fouler les toits et de voler ? Si on lui retirait son statut de fils du ciel ? Peut-être serait-il capable à son tour de maudire le reste du monde, et de se retourner contre les autres orphelins. Mais les poursuivants étaient ceux qui n'avaient pu se résoudre à mettre fin à leurs jours. Dans l'esprit de Cloud, la raison de leur non-suicide ne pouvait être que leur amour pour les toits et le ciel. Vouloir demeurer éternellement sur ces lieux bénis des dieux célestes, à flotter entre le monde d'en bas et les cieux bleus. Mais à 22 ans, peu importe la volonté, les corps d'en-bas finissaient par perdre le combat contre la pesanteur, et aucun ne pouvaient aller contre cela. A 22 ans, qu'on le veuille ou non, on ne pouvait plus voler. Alors, mieux valait mourir avec ses ailes et sa liberté que vivre enchaîner au sol, même des toits.

Quoiqu'il en soit, un mort de plus ou de moins, quelle différence ? Il lui faudrait juste trouver quelqu'un d'autre assez fou pour penser qu'une fleur à sa place sur les toits pour lui en ramener. Difficile et délicat, sans doute. Mais les pensées de Cloud étaient déjà préoccupées par autre chose. Malgré tout le temps qu'il avait vécu sur les toits, c'est-à-dire plus de la moitié de son âge actuel, il n'avait visité Clubs que deux fois, très rapidement. Il n'en gardait pas un très bon souvenir. Et il fallait que les souvenirs de Cloud soient marquants pour ne pas être confondu en rêves lointains.

Et à Clubs, tout l'avait marqué. Pas de la meilleure manière qui soit cependant. La première fois, il était accompagné de son mentor, et grâce à la présence de son aîné, il n'avait pas trop souffert. Mais le deuxième fois, bien qu'elle se soit passée il y avait fort longtemps, son esprit en gardait des marques douloureuses. Tout était violence. Comme un matériau brut. Il n'y avait rien pour adoucir les cœurs et les mœurs à Clubs. La façon qu'avait les habitants de le regarder farouchement, les paroles qu'ils se crachaient presque entre eux, les chaînes, les bâtons et les armes toujours à portée de main, les rires à gorge déployée de ceux qui avaient une confiance absolue en leur force... Tout cela était violence pour le doux rêveur.

Et, alors qu'il approchait des ponts qui y menaient, la violence de Clubs lui écorcha les oreilles d'un cri angoissant, crevant le silence avec brutalité. Ce fut comme une lance transperçant son esprit alors éloigné de la réalité, songeant à la forme bizarre d'un cumulo-nimbus aperçu quelques instants plus tôt et des anges qui devaient s'y reposer. Déchirant son rêve éveillé, le cri se fit long, exprimant une terreur et un effroi si fort que Cloud ne put réagir tout de suite.


Son corps se crispa alors qu'il cherchait de son unique œil l'auteur de ce cri, de crime contre la quiétude de Diamonds. L'origine d'un de ces cris que détestaient Cloud. Pourquoi hurler ainsi ? Pourquoi tant de violence ? Etait-ce là la réponse de Clubs ?

Ici, tu ne trouveras que violence. La nourriture des hommes.

Lorsqu'enfin il aperçut une silhouette, le désordre dans son esprit cessa aussitôt, tout comme le reste. Il perdu un instant l'usage de la pensée, son cerveau n'étant alors plus que concentré sur l'être qui se tenait plus loin.

Il se tenait en retrait, mais ses pieds étaient décalés, comme si il avait reculé maladroitement sous le choc, ce qui était probablement le cas. Sa bouche était encore entrouverte, après avoir poussé ce long hurlement, teinté d'horreur. Il a une allure longiligne, avec des membres très fins. Mais ce n'était pas ce qui frappait le plus.

Noir et Blanc.

Sa peau était presque blanche, son teint blafard était aussi terne. Il semblait avoir couru, mais ses joues étaient à peine rosée. Ses lèvres aussi. Il était blanc, mais le reste était noir. Ses cheveux était plus sombre que le ciel la nuit, plus noir que les ombres du soir. Infini. Son corps si pâle se découpait à l'intérieur de vêtement noirs. Et, plus que ses cheveux ou sa chemise, ses yeux était comme de l'encre, on n'en distinguait plus l'iris de la pupille. Bien qu'il ait l'air agité et effrayé, son regard semblait un trou béant dont nul ne pouvait ressortir. Mais tout cela était faux. Parce qu'il n'avait pas des yeux, mais un œil. Un œil noir.

Une partie de son visage était noire. Un bandeau noir. Un masque noir. Du noir et du blanc. Et la lumière du jour n'arrivait pas à nuancer ce blanc et ce noir.

L'inconnu exerçait alors une fascination malsaine sur Cloud. Comme si il se voyait lui-même en noir et en blanc. Mais plus en noir. Comme si son moi futur d'ange déchu venait à sa rencontre. Mais non, il se serait tué bien avant de perdre ses ailes. Alors, qui était cet ange noir qui le reflétait si bien ? Sans vraiment y faire attention, Cloud leva sa main et la posa sur ses propres bandages, caressant doucement la partie gauche de son visage.

Derrière l'ange de ténèbres, les planches de bois qui reliaient le quartier des doux et celui des violents. Et plus loin, l'étendue grise de Clubs. Soudain, Cloud se rendit compte que sa main, toujours posée sur son visage, tremblait. Ainsi, voilà ce qu'on trouvait à Clubs. Des anges noirs ayant pour visage...les leurs.

«Qui...es...tu...?»

Sa voix, douce et claire, résonna dans le silence qui s'était de nouveau approprié l'endroit. Il n'avait pas balbutié, mais prononcé ses mots en articulant bien, et les séparant les uns des autres d'un court silence. Parce que chaque mot demandaient quelque chose de différent :

Qui ? Être ? Toi ?

Trois mots, trois questions, chacune réclamant milles réponses.
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Seven Karasu
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MessagePosté le: 06/12/2009 23:33:42    Sujet du message: Ce fantôme de Moi. [ Seven vs Cloud. ] Répondre en citant

Qui étais-tu? C’est la question que tu te posais souvent, numéro sept. Quand tu ne savais plus ou aller, et que les marches se dérobaient sous tes pas. Quand tu comprenais que quoi que tu fasse, tu ne serais jamais une version idéalisé de ton toi. Et la le garçon aux cheveux blond, te mettais face à l’interrogation existentielle des adolescents en quête de rédemption. Tu n’etais plus Seven le Corbeau , tu n’es devenu que le garçon pâle et maigrichon, qui se camouflait derrière la noirceur de ses vêtements . Ton rempart face au monde ce n’est plus que ce bandeau qui cache à tous la vision atroce de ton œil crevé. Cet œil que tu appelle Julian, car il est clair et bleu, comme le ciel lorsqu’il te promet toutes ces choses chaleureuses. Lorsque tu crois reconnaitre tes congénères planant dans le ciel.

Tu t’avances vers lui, et presqu’imperceptiblement, tu resserre l’emprise de ta main sur ton yo-yo métallique, accroché à ta cuisse gauche. Tu te fais représentant de Clubs maintenant. Ton expression de frayeur face à ta chute, ne semble plus qu’un souvenir. Désormais ton visage affiche ce que les anges déchus pensent symboliser, une arrogance teinté de tristesse morbide.

Ta position face aux dieux du ciel reste précaire, tu perdras bientôt ton auréole démoniaque. Tu ne seras que l’enfant des humains perdus sur un toit qui ne voudras plus de lui. Comme si tu avais tes premiers poils pubiens, et que l’enfance t’abandonnait sur le bord de la route. Cependant, tu prétends t’en foutre. Tu prends, et tu ne rends jamais. Tu insulte ce que tu aime de toutes tes forces, car tu es comme ça . Ingrat.

Tu dialogues avec toi-même, une sorte de schizophrénie latente, qui te préserve de tes cauchemars, qui te rassure ou t’assassine, avec la même prestance qu’un bourreau esthète. Qui te trancherait la gorge dans un angle parfait. Qui ne laisserait le sang s’écouler que d’un coté, et qui surtout ne partirais pas, sans déposer un baiser sur tes lèvres desséchées.

Tu dialogues avec l’autre en même temps. Tu regardes avec appréhension ses cheveux clairs, son teint diaphane comme ceux du cadavre que tu aimes. Tu lorgne sur son unique œil, prêt à toucher l’iris du bout du doigt. Puis tu te ravise, tu relève la tête, esquisse un rictus provenant du plus parfait orgueil. Et tu clames.

« Qui je suis ? Mais la question serait plutôt « Qui es –tu TOI. Et qu’est –ce que tu viens faire à Clubs ? » »


Tu te glisse à ses cotés et le contourne, cherchant la présence d’une arme. Il n’en a pas , et ca te rassure. Ca te confère un odieux sentiment de supériorité, malgré toi tu te détends sous la preuve de ce que tu crois être ta puissance. Alors que tu ne fais que présumer sa faiblesse. Maudit Seven, tu n’es qu’un jouet enfantin, qui croit comprendre le monde alors qu’il le regarde entre ses mains. Tu te prétends chasseur alors que tu n’es qu’une des proies de tes camarades de Clubs. Qui vont et viennent en toi comme on jette une putain par-dessus les toits. Mais que ceux que tu laisse te choisir.

Alors tu observe l’autre comme une proie facile à dépouiller. Comme si tu étais comme ça. Tu es peut être agressif, mais pas un maitre de la tourmente. C’est dommage, n’est-ce pas ?
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Cloud
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MessagePosté le: 18/12/2009 08:45:34    Sujet du message: Ce fantôme de Moi. [ Seven vs Cloud. ] Répondre en citant

A peine avait-il parlé que le vent tourna. Le vent léger, froid certes, mais léger se mua en des bourrasques glacées. Tout comme l'inconnu en noir. Comme si le changement du garçon s'était répercuté sur tout l'univers. Comme si les dieux du vent eux-même ne pouvaient que suivre l'attitude de l'orphelin. Car s'en était un. Cloud ne pouvait détourner son regard borgne de la silhouette vêtue de ténèbres, qui se détachait si violemment du reste de l'horizon pâle. L'atmosphère était froide. Comme si la question de Cloud avait été une abjection, le jeune homme en noir le fixait avec une expression cruelle. Il s'avança à pas mesurés, se mouvant avec grâce, et paradoxalement, exprimant une violence contenue. Tout son être était devenu ténèbres soudain.

Pourtant, Cloud n'avait pas peur. La fascination malsaine qu'exerçait l'ange noir sur le rêveur était plus forte que le faible instinct dont l'homme était pourvu. Cet instinct hurlait. La créature n'avait désormais plus rien à voir avec le visage apeuré, quelques instants plus tôt. Il ne s'agissait plus que d'un prédateur. C'est-à-dire, un enfant de Clubs.
Le garçon affichait une arrogance extrême. Et Cloud ne pouvait douter de sa supériorité sur lui. Il était effectivement comme ces anges déchus, plus forts que le reste du monde après s'être rebellés contre Dieu lui-même. Mais plus tristes aussi. Car voués à une solitude que rien ne remplirait.

Il fut bientôt tout proche. Au fond de lui, dans les profondeurs de son âme, la raison et l'instinct conjugués lui criait de reculer, de s'enfuir, de s'éloigner le plus possible de cet être à la noirceur insondable. Mais Cloud n'avait que faire de la raison. Il ne vivait que par les rêves, le ciel et ses ailes. L'espace d'un instant, Cloud eut l'impression de n'être que le pâle reflet de l'ange noir. Ce dernier le fixait intensément. Il leva le main, juste au niveau du visage de Cloud, qui affichait toujours l'air surpris de tout à l'heure. Finalement, le jeune homme se redressa et, dans un rictus condescendant, dit d'une voix forte.

« Qui je suis ? Mais la question serait plutôt « Qui es –tu TOI. Et qu’est –ce que tu viens faire à Clubs ? »

En fait, il ressemblait un peu à un corbeau. Les enfants des toits étaient un peu comme des oiseaux, et il n'existait pas d'oiseaux tel le corbeau qui ne fut aussi mauvais présage et n'afficha un plumage aussi sombre. La double question ramena peu à peu Cloud à la situation. Ce garçon était bien étrange. Mais l'impression de se voir soi-même, de l'autre côté du miroir, l'était davantage.

Le corbeau se glisse derrière lui dans un froissement de tissu, semblable aux bruissements de plumes. Il était si proche, à tourner autour de lui ainsi, que son souffle tiède caressait tour à tour la nuque du rêveur puis sa joue. L'ange noir qui tourmente l'ange blanc. Le corbeau et la colombe. Sans doute.

Cloud ferma un instant son unique œil, puis reprit un air plus ou moins impassible. Son coeur accéléra alors qu'il lâcha :

«Je voulais savoir...Ce qu'on trouve ici.»

Il pivota lentement pour faire face à son interlocuteur.

«Tu le sais, toi ?»

Son rythme cardiaque se calma très légèrement.

«Moi...c'est...les nuages...Et toi ? Es-tu un corbeau ?Ou te sers-tu du noir...pour te protéger ?»

Sa voix était calme et lointaine. Son esprit était de nouveau rêveur. Et curieux aussi. Mais la crainte avait disparue. Ceux qui ne connaisse pas la peur sont des fous.

Mais à Diamonds, ne vivaient que les fous.
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MessagePosté le: 22/09/2017 20:04:07    Sujet du message: Ce fantôme de Moi. [ Seven vs Cloud. ]

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